Aller au contenu
Fruit de la semaine : la grenade Naturopathes : 10 villes couvertes Nouveau dossier : Bouillon maison : le secret nutritif que votre cuisine ignore
Trouver un naturopathe
Trouver un naturopathe
Actualité

Jus de fruits : une consommation en déclin face aux alternatives modernes

La consommation de jus de fruits en France s'effondre, laissant place à de nouvelles tendances. Découvrez les enjeux qui pèsent sur ce secteur en mutation.

Jus de fruits : une consommation en déclin face aux alternatives modernes
Sommaire 9 parties
  1. Une consommation en baisse alarmante
  2. Le rôle des boissons énergisantes
  3. Le paradoxe des jus bio
  4. Les enjeux du packaging
  5. Le marché des jus réfrigérés
  6. Les enjeux de la qualité
  7. Ce qu’on ne sait pas encore
  8. Sources
  9. À lire aussi

Une consommation en baisse alarmante

Jus de fruits : une consommation en déclin face aux alternatives modernes
Une consommation en baisse alarmante — Crédit : Moe Magners / Pexels

En 2025, la consommation moyenne de jus de fruits en France est de 13,9 litres par an et par personne. Ce chiffre cache une réalité préoccupante : entre 2019 et 2024, les ventes de jus de fruits ont chuté de 20 % en volume. Ce déclin soulève des questions sur les habitudes alimentaires des Français, qui semblent de plus en plus se détourner de ces boissons souvent perçues comme saines. Les raisons de cette baisse sont multiples, allant de la montée des boissons énergisantes, qui ont vu leurs ventes augmenter de 9,4 % en 2024, à des choix alimentaires plus diversifiés et parfois moins naturels.

Le rôle des boissons énergisantes

La popularité croissante des boissons énergisantes pourrait expliquer en partie la chute des jus de fruits. Les jeunes consommateurs, en particulier, privilégient ces alternatives au goût sucré et aux effets stimulants. Ce changement de préférence alimentaire a un impact direct sur le marché des jus naturels, remettant en question leur place dans une alimentation équilibrée. Les marques de jus doivent donc redoubler d’efforts pour séduire une clientèle de plus en plus exigeante, en mettant en avant les bienfaits des jus naturels et leur apport en vitalité.

Le paradoxe des jus bio

Malgré la baisse générale de la consommation, les jus de fruits bio représentent 8,1 % des parts de marché en volume en 2025. Ce paradoxe met en lumière une tendance vers une alimentation plus saine et responsable. Les consommateurs sont de plus en plus conscients des bienfaits des produits biologiques, ce qui pourrait être un levier pour relancer l’intérêt pour les jus naturels. Cependant, l’accès à ces produits reste limité par leur coût souvent plus élevé, ce qui peut freiner leur adoption par une partie de la population. Les marques doivent donc travailler sur leur stratégie de prix pour rendre les jus bio plus accessibles.

Les enjeux du packaging

En 2025, les bouteilles en plastique (PET et r-PET) représentent 60,5 % des parts de marché des jus de fruits en France. Cette domination du plastique soulève des préoccupations environnementales qui pèsent sur les choix des consommateurs. Les marques doivent désormais trouver un équilibre entre l’attrait du packaging et la responsabilité écologique. Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à l’impact de leurs achats sur l’environnement, ce qui pourrait influencer leur décision d’achat de jus. L’innovation dans le packaging pourrait ainsi devenir un atout majeur pour séduire une clientèle soucieuse de l’écologie.

Le marché des jus réfrigérés

La tendance vers les jus de fruits vendus au rayon réfrigéré est en forte croissance, avec 15,6 % des parts de marché en volume en 2025. Ces produits, souvent perçus comme plus frais et plus naturels, gagnent en popularité. Cette évolution pourrait offrir une opportunité pour les marques de revitaliser leur offre et d’attirer des consommateurs à la recherche de qualité. Les jus réfrigérés, qui ont gagné 7,6 points de parts de marché en 15 ans, pourraient bien devenir le fer de lance d’une nouvelle stratégie marketing. Les consommateurs, en quête de vitalité naturelle, sont de plus en plus enclins à choisir des produits qui leur semblent plus authentiques.

Les enjeux de la qualité

Les jus de fruits à base de concentré représentent plus de 50 % des volumes vendus en France en 2025. Cette tendance à privilégier les produits moins coûteux soulève des questions sur la qualité et la valeur nutritionnelle des jus que nous consommons. Les consommateurs sont de plus en plus informés et soucieux de leur santé, ce qui les pousse à rechercher des jus naturels, sans additifs ni conservateurs. Les marques doivent donc s’adapter à cette demande croissante pour des produits authentiques et sains. La transparence sur la provenance des ingrédients et le processus de fabrication pourrait également être un atout pour séduire les consommateurs.

Ce qu’on ne sait pas encore

Malgré ces tendances, plusieurs questions demeurent sans réponse. Quelles sont les raisons précises de la baisse de consommation de jus de fruits en France entre 2019 et 2024 ? Quel impact l’augmentation des prix des oranges a-t-elle sur cette consommation ? Les prévisions de consommation pour les années à venir restent floues, tout comme les effets de la hausse des prix des matières premières sur le marché des jus bio. Enfin, il serait intéressant de comparer ces tendances avec celles observées dans d’autres pays européens. Ces éléments pourraient aider à mieux comprendre l’évolution de la consommation de jus de fruits en France et à anticiper les changements à venir.

Sources

4 sources officielles ou publiées, relues par la rédaction

  1. Baisse de la consommation des jus de fruits et enjeux nutritionnels
  2. Les jus de fruits, une filière en crise : « La consommation a baissé de 20 % en cinq ans »
  3. Jus de fruits : leurs ventes déclinent, grevées par les prix des oranges
  4. Moins 30% en 10 ans, prix, production… Comment expliquer la baisse de la consommation de jus de fruits en France ?

À lire aussi

Émilie Marchand

Écrit par

Émilie Marchand Rédactrice alimentation végétale

Rédactrice spécialisée en alimentation végétale, elle suit depuis 2017 les jus, extracteurs et super-aliments : ce qu'ils apportent vraiment, ce que disent l'ANSES et l'EFSA, et ce qu'on peut laisser de côté.

Publié le 30 septembre 2026 Ses 75 articles